Mener un bateau est une merveilleuse façon de penser la conduite d’une vie. Les vents, les courants et l’art de la navigation ont tous quelque leçon à nous offrir pour tirer le meilleur parti des conditions que nous rencontrons.

Choisir une destination

Tout navigateur prend la mer avec un port en tête. La vie demande la même exigence : savoir ce que l’on veut accomplir et où l’on veut aller, car c’est ce qui donne une direction et un sens. Il n’est jamais inutile de se souvenir de Sénèque : il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas vers quel port il navigue, et l’on dérive alors au gré du vent.

Lire le vent

Le vent est imprévisible et change sans cesse, comme les circonstances et les hasards que la vie nous apporte. L’observer attentivement, c’est comprendre les forces extérieures qui façonnent notre progression. Il en va de même des personnes qui nous entourent, parfois tout aussi imprévisibles, et de celles qui surgissent par surprise. Bien les lire nous dit quand être prudent, quand saisir une occasion et quand nous tenir à l’écart des déceptions.

Régler les voiles

Pour bien naviguer, il faut sans cesse ajuster les voiles afin de tirer le meilleur parti du vent. Dans la vie, la capacité d’adaptation est tout aussi essentielle : rester souple et prêt à changer ses plans quand il le faut. Livré à lui-même, un bateau a tendance à remonter au vent et à gîter fortement jusqu’à décrocher. Un bon marin ne le laisse jamais sans surveillance : il choque et borde les écoutes, lofe et abat. Nos vies demandent la même attention constante. Et souvenons-nous qu’à la voile, on ne peut pas toujours aller droit là où l’on voudrait. Parfois on court vent arrière, parfois on tire des bords en zigzag, et dans les deux cas on rentre sain et sauf au port.

Respecter les courants

Les courants peuvent aider ou freiner un bateau, tout comme les tendances, les normes sociales et les influences culturelles peuvent nous aider ou nous freiner. Comprenez les courants qui vous entourent et décidez de les suivre ou de tracer votre propre route. Laissez-les vous porter vers l’avant plutôt que vous entraîner. Il est difficile de vaincre un courant de face, et il faut souvent naviguer en biais pour aller tout droit.

Saisir l’instant

Quand le vent et le courant tournent en leur faveur, les marins expérimentés en profitent pleinement. Dans la vie, sachez reconnaître les occasions qui correspondent à vos objectifs et à vos valeurs, prenez des risques mesurés et sortez de votre zone de confort quand cela compte. Et soyez prêt à attendre patiemment que le vent tourne : naviguer à la fois contre le vent et contre la marée, c’est s’épuiser en vain.

Patience et résilience

Le mauvais temps met chaque marin à l’épreuve. La vie aussi apporte son lot de revers, et c’est la résilience qui nous permet de nous en relever, avec patience dans les périodes incertaines. Les tempêtes passent et des eaux plus calmes nous attendent, même si aucun calme ne dure éternellement non plus. Les stoïciens avaient pour cela deux belles maximes. Amor fati, l’amour du destin, nous apprend à accueillir ce qui arrive avec courage plutôt qu’avec plainte. Premeditatio malorum, la préméditation des maux, nous invite à imaginer ce qui pourrait mal tourner, afin de ne jamais être pris au dépourvu.

Savourer le voyage

Naviguer, ce n’est pas seulement arriver. Comme l’a écrit Antonio Machado, le chemin se fait en marchant, et Mia Couto disait que ce n’est pas la destination qui compte, mais le chemin. Concentrez-vous sur le présent, trouvez de la joie dans ce qui survient en route, apprenez des moments difficiles et chérissez ceux avec qui vous partagez le voyage.

Accueillez les vents et les courants, réglez vos voiles, et mettez le cap sur une vie pleine et riche de sens.

Pedro

Votre journée sur l’eau

Dites à Pedro l’occasion. Il s’occupe du reste.

Une date, un nombre approximatif de personnes et ce que vous célébrez : c’est tout ce qu’il lui faut pour vous proposer le bon bateau et un prix clair.